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The Impact of Menstrual Side Effects on Contraceptive Discontinuation: Findings from a Longitudinal Study In Cairo, Egypt

Contexte

La recherche a largement documenté le rapport entre les effets secondaires menstruels des contraceptifs et leur abandon. Peu d'études ont cependant cherché à identifier les facteurs de prédisposition des femmes à l'abandon pour cause de saignement. Cette information est importante si l'on veut habiliter les prestataires du planning familial à mieux aider les femmes et les couples dans leur choix de méthodes appropriées et dans l'assurance de leur succès.

Méthodes

Quarante-huit femmes participant à six discussions de groupe ont décrit leur expérience du stérilet, de l'implant hormonal et de l'injectable trimestriel. Deux cent cinquante-neuf femmes pratiquant l'une de ces méthodes pour la première fois ont ensuite été suivies jusqu'à 18 mois afin de déterminer les tendances de saignement menstruel et les perceptions du changement menstruel dans le temps. L'examen des associations entre certaines mesures et l'abandon de la méthode a été effectué par analyse multivariée.

Résultats

L'abandon du contraceptif s'est avéré différent suivant la méthode: près de 70% des utilisatrices de l'injectable avaient abandonné leur méthode choisie au terme d'un an, par rapport à 34% des utilisatrices du stérilet et à 10% de celles de l'implant. Durant les six premiers mois d'usage, les utilisatrices du stérilet ont déclaré une moyenne de six jours de saignement par cycle, par rapport à 11 ou 12 jours pour l'injectable et l'implant. Dans les modèles multidimensionnels, chaque jour de saignement supplémentaire s'est révélé significativement associé à une hausse de 2 à 4% du taux d'abandon, selon le type de méthode. Parmi les utilisatrices du stérilet, les femmes dont le conjoint savait qu'elles s'étaient rendues dans une clinique en vue de l'adoption d'une méthode sont apparues moins susceptibles que les autres d'en abandonner la pratique (rapport de probabilités, 1,9). L'âge s'est également révélé significativement associé à un taux d'abandon moindre parmi les utilisatrices de l'implant.

Conclusions

Le conseil relatif au saignement et aux autres effets secondaires doit être adapté aux circonstances personnelles et aux expériences contraceptives des femmes.

Authors' Affiliations

Elizabeth Tolley is behavioral scientist, Behavioral and Social Science Research Unit, Family Health International (FHI), Durham, NC, USA. Sarah Loza is director, Social Planning, Analysis and Administration Consultants, Cairo, Egypt. At the time this article was written, Laila Kafafi was country director, FHI, Cairo; and Stirling Cummings was research analyst, FHI, Durham.

Acknowledgment

The authors thank Moushira El-Sheffei, former undersecretary at the Egyptian Ministry of Health and Population; Yehya El Hadidi, current undersecretary; and the members of the Research Steering Committee—Mohamed Fakhry, Mohamed Ibrahim and Ahmed Kamal—for facilitating the research and helping with the dissemination efforts. Rosa Abdel Malek, Mostapha El Said, Sabah El Wardany, Iman Badr, Nafisa M. Ibrahim, Iman Yousef and Asmaa Khalil provided assistance with survey data collection and management. Hala Abou Taleb and Mona Naguib participated in qualitative data collection and analysis. Barbara Janowitz provided insightful comments and suggestions on the research and the manuscript, and Emily Wong and Mark Weaver provided statistical support. The research on which this article is based was supported by the U.S. Agency for International Development.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health