Pages 80 - 82

The Role of Abortion in the Last Stage of Fertility Decline in Vietnam

Contexte

Le Vietnam enregistre un rapide déclin de fécondité depuis 30 ans, mais les indices varient considérablement parmi les 54 groupes ethniques du pays.

Méthodes

: Les données sont extraites de l’enquête nationale de santé 2001 du Vietnam, qui avait recueilli auprès de 27,097 femmes alors mariées de 15 à 49 ans une information relative à leurs antécédents de naissances et avortements durant les cinq années précédentes, ainsi qu’à leur pratique contraceptive courante. Les associations entre les caractéristiques individuelles, de ménage et de communauté et les pratiques contraceptives et antécédents d’avortement des femmes ont été identifiées par analyses de régression multivariées, avec examen des différences ethniques au niveau des types de méthode pratiquée et de l’incidence de l’avortement.

Résultats

Pour l’ensemble du Vietnam, l’indice synthétique de fécondité a été calculé à 1,6 enfant par femme; parmi lesminorités ethniques des montagnes du nord et des plateaux du centre, il s’élève, respectivement, à 2,6 et 2,8. Ces groupes présentent aussi un plus faible indice synthétique d’avortement que la moyenne nationale (0,3–0,5 vs 0,7) et sont moins susceptibles que lamajorité Kinh et chinoise d’avoir pratiqué une méthode contraceptive moderne ou traditionnelle (rapport deprobabilités, 0,4–0,7) ou d’avoir eu recours à l’avortement (0,2–0,6). Le risque d’avoir eu un avortement est élevé chez les femmes plus âgées (5,6–21,2) et mieux instruites (1,4–1,7), ainsi que parmi celles mères de un ou deux enfants et celles issues de groupes ethniques socioéconomiquement favorisés (1,2–1,4). Enfin, la fréquence d’avortement est supérieure chez les femmes qui pratiquent lesméthodes traditionnelles que chez les utilisatrices des méthodes modernes.

Conclusions

Un meilleur accès à l’avortement ne réduira vraisemblablement pas, à lui seul, la fécondité parmi les groupes minoritaires à haut indice de fécondité, mais des programmes apportant des services de santé génésique conviviaux et qui ciblent les femmes jeunes, de faible parité et moins instruites pourraient aider à la réduire parmi ces groupes.

Authors' Affiliations

Bussarawan Teerawichitchainan is assistant professor, School of Social Sciences, Singapore Management University, Singapore, and Sajeda Amin is senior associate, Program on Poverty, Gender, and Youth, Population Council, New York.

Acknowledgment

This research was supported by the Hewlett Foundation and the MacArthur Foundation. The first author also acknowledges support from the Office of Research, Singapore Management University (C242/MSS8S004). The authors thank Vietnam's Ministry of Health for permission to use the Vietnam National Health Survey.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

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