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The Role of Social Support and Parity in Contraceptive Use in Cambodia

Contexte

Au Cambodge, le besoin non satisfait de contraception est grand. Les études donnent à penser que le soutien social et la parité jouent chacun un rôle dans la décision contraceptive.

Méthodes

Les participantes à un échantillon représentatif de 706 femmes mariées en âge de 15 à 49 ans résidentes de deux provinces rurales du Cambodge et qui désiraient ne pas avoir d'enfant à court terme, ont été interviewées au sujet de leur pratique contraceptive et de leurs perceptions du soutien de leur époux, de leurs pairs et de leurs aînés à l'égard de la contraception. Les associations entre les mesures de soutien et la pratique courante de méthodes modernes ont été examinées par analyses multivariées, sur l'ensemble des femmes et en fonction de la parité.

Résultats

Dans l'ensemble, 43% des femmes pratiquaient une méthode contraceptive moderne. Celles qui pensaient que leur mari avait une attitude positive à l'égard de la contraception se sont révélées plus susceptibles de pratiquer une méthode (rapport de probabilités, 3,4), tandis que celles qui appréhendaient l'idée de parler de la contraception avec leur mari l'étaient moins (0,6). Ces variables restent associées dans les analyses en fonction de la parité. Sur l'ensemble des femmes et parmi celles à parité élevée, celles dont le mari avait le dernier mot dans la décision relative à la contraception s'avèrent moins susceptibles que les autres de pratiquer une méthode (0,6 et 0,4, respectivement). La perception que la plupart de leurs pairs pratiquent la contraception présente une forte association avec l'usage d'une méthode parmi les femmes à parité faible (4,4). Dans tous les groupes, les femmes qui se plient à l'opinion des aînés opposés à la contraception présentent une moindre probabilité de la pratiquer (0,5 dans chaque groupe).

Conclusions

Pour promouvoir la pratique contraceptive, les programmes de planification familiale doivent mettre l'accent sur le renforcement de l'approbation masculine de la contraception, l'amélioration de la communication entre partenaires sur la planification familiale et le soutien de la confiance des femmes dans leur aptitude à prendre leurs décisions de nature génésique.

Authors' Affiliations

Ghazaleh Samandari is adjunct faculty, public health leadership program, University of North Carolina, Chapel Hill, NC, USA. Ilene S. Speizer is research associate professor, Department of Maternal and Child Health, Gillings School of Global Public Health, University of North Carolina. Kathryn O'Connell is deputy director of research and metrics, Population Services International, Washington, DC.

Acknowledgment

The authors thank Dianna Long, Cheaty Ly and their other colleagues at Population Services International, Cambodia, for their contributions.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health