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Health System Costs of Menstrual Regulation and Care For Abortion Complications in Bangladesh

Contexte

Le traitement des complications de l'avortement non médicalisé peut ponctionner significativement les ressources des systèmes de santé, surtout dans les pays en développement. Au Bangladesh, la régulation menstruelle est assurée par l'État, à l'appui de la contraception. La comparaison des coûts économiques de la prestation de soins de régulation menstruelle par rapport à ceux du traitement des complications de l'avortement a des implications de politique au Bangladesh comme à l'échelle internationale.

Méthodes

Les données de coûts différentiels de la prestation de la régulation menstruelle et des soins des complications de l'avortement ont été collectées dans le cadre d'enquêtes auprès des prestataires de 21 établissements du secteur public bangladais. Ces données ont été chargées dans un tableur de coûts de l'avortement en vue d'estimer les coûts de ces services au système de santé.

Résultats

Les coûts différentiels par cas de la prestation de soins de régulation menstruelle en 2008 représentaient 8% à 13% de ceux associés au traitement des complications graves de l'avortement, suivant le niveau de soins. Quelque 263.688 procédures de régulation menstruelle ont été pratiquées dans les établissements de l'État en 2008, à coûts différentiels estimés à 2,2 millions de dollars américains, tandis que 70.098 femmes étaient traitées dans ces établissements pour cause de complications d'avortement, à coûts différentiels estimés à 1,6 million de dollars.

Conclusion

La prestation de la régulation menstruelle évite l'avortement non médicalisé et la morbidité et mortalité maternelle qui s'ensuit et, par cas, économise les faibles ressources du système de santé. Un accès accru à la régulation menstruelle permettrait à plus de femmes d'obtenir des soins dont elles ont grand besoin, tandis que les ressources du système de santé seraient utilisées plus efficacement.

Authors' Affiliations

Heidi Bart Johnston is an independent consultant, previously with the International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh (ICDDR,B), Dhaka, Bangladesh. Elizabeth Oliveras is senior M & E advisor, Pathfinder International, Watertown, MA, USA. Shamima Akhter is research investigator, ICDDR,B. Damian G Walker is senior program officer, Global Health Program, Vaccine Delivery, Bill & Melinda Gates Foundation, Seattle, WA, USA.

Acknowledgment

This work was made possible through funding provided by the U.K. Department for International Development (DFID) to the International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh (ICDDR,B). The authors thank the Directorate General of Family Planning and the Directorate General of Health of the Bangladesh Ministry of Health and Family Welfare for providing insightful advice, support and approval for this study; Reproductive Health Services, Training and Education Project (RHSTEP) for their advice and logistic support; Abbas Bhuiya and K. Zaman of ICDDR,B, Sabina Faiz Rashid at BRAC University and Mashud Alam at the Bangladesh Bureau of Statistics, for their assistance in obtaining provider salary data; and DFID/Bangladesh for financial and technical support.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health