Pages 88 - 96

The Incidence of Induced Abortion in Malawi

Contexte

L’avortement est limité par la loi au Malawi et aucune donnée n’est disponible sur l’incidence de la procédure.

Méthodes

La méthode AICM (Abortion Incidence Complications Methodology) a été utilisée pour estimer les niveaux de l’avortement provoqué au Malawi en 2009. Les données de prestation de soins après avortement ont été collectées auprès de 166 établissements de santé publics, non gouvernementaux et privés et les estimations de la probabilité de complications et de demande de soins parmi les femmes ayant subi un avortement ont été obtenues de 56 témoins privilégiés. Les données obtenues de ces enquêtes et de l’Enquête démographique et de santé 2010 du Malawi ont servi à calculer les taux d’avortement, de grossesse et de grossesse non planifiée.

Résultats

Selon les estimations, 18.700 femmes ont été traitées dans les établissements de santé du Malawi pour complications d’un avortement provoqué en 2009. Le nombre d’avortements pratiqués est estimé à 67.300, soit un taux de 23 avortements pour mille femmes âgées de 15 à 44 ans et un ratio de 12 avortements pour cent naissances vivantes. Le taux d’avortement est supérieur dans la région du nord (35 pour mille), par rapport à celle du centre ou du sud (20–23 pour mille). Le taux annuel de grossesse non planifiée a été calculé en 2010 à 139 pour mille femmes âgées de 15 à 44 ans et les grossesses non planifiées sont estimées à 52% de l’ensemble des grossesses.

Conclusions

L’avortement non médicalisé est fréquent au Malawi. Des interventions sont nécessaires pour aider les femmes et les couples à éviter les grossesses non désirées, réduire le recours à l’avortement non médicalisé et faire baisser la mortalité maternelle.

Authors' Affiliations

Brooke A. Levandowski is senior research and evaluation associate, Ipas, Chapel Hill, NC, USA. At the time this study was conducted, Chisale Mhango was director, Reproductive Health Services, Ministry of Health, Blantyre, Malawi. Edgar Kuchingale is lecturer, Department of Obstetrics and Gynecology, Malawi College of Medicine, Blantyre. Juliana Lunguzi is a midwifery advisor, United Nations Population Fund, Lilongwe, Malawi. Hans Katengeza is reproductive health officer, Reproductive Health Unit, Malawi Ministry of Health, Lilongwe. Hailemichael Gebreselassie is senior research advisor, Ipas, Nairobi, Kenya. Susheela Singh is vice president for research, Guttmacher Institute, New York.

Acknowledgment

Brooke A. Levandowski is senior research and evaluation associate, Ipas, Chapel Hill, NC, USA. At the time this study was conducted, Chisale Mhango was director, Reproductive Health Services, Ministry of Health, Blantyre, Malawi. Edgar Kuchingale is lecturer, Department of Obstetrics and Gynecology, Malawi College of Medicine, Blantyre. Juliana Lunguzi is a midwifery advisor, United Nations Population Fund, Lilongwe, Malawi. Hans Katengeza is reproductive health officer, Reproductive Health Unit, Malawi Ministry of Health, Lilongwe. Hailemichael Gebreselassie is senior research advisor, Ipas, Nairobi, Kenya. Susheela Singh is vice president for research, Guttmacher Institute, New York.

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International Perspectives on Sexual and Reproductive Health