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Traditional Birthspacing Practices and Uptake Of Family Planning During the Postpartum Period In Ouagadougou: Qualitative Results

Context

Dans de nombreux pays à faibles revenus, les femmes post-partum adoptent généralement la contraception après la reprise des rapports sexuels ou de la menstruation. L’allaitement et l’abstinence post-partum diffèrent ces événements. Il serait utile de documenter la motivation des femmes à compter sur ces pratiques traditionnelles d’espacement des naissances et leurs difficultés à adopter une méthode contraceptive après une naissance en Afrique occidentale urbaine.

Méthodes

En 2012, les échanges entre prestataires et clientes et les prestations de services ont été observés pendant une semaine dans sept structures de santé de Ouagadougou (Burkina Faso) et des entretiens semi-structurés ont été menés avec 33 femmes et 12 hommes parents d’enfants de moins de 24 mois. Les services de planification familiale post-partum existants et la transition des femmes des pratiques traditionnelles à une méthode de planification sont décrites.

Résultats

La planification familiale est au programme de la consultation post-partum prévue six semaines après l’accouchement, à laquelle peu de femmes assistent cependant. Aucune femme ne considérait l’aménorrhée comme une protection contre la grossesse et toutes avaient adopté une méthode ou en planifiaient l’adoption juste avant la reprise de l’activité sexuelle ou au moment de celle-ci. La moitié des femmes avaient pratiqué l’abstinence pendant au moins six mois et certaines avaient ensuite adopté une méthode qu’elles pratiquaient incorrectement ou n’en avaient adopté aucune. Les principales difficultés tenaient aux exigences des prestataires concernant les femmes aménorrhéiques désireuses de contraception et au refus des maris d’éviter les rapports non protégés.

Conclusion

La visite initiale de planification familiale postpartum devrait avoir lieu juste après l’accouchement. L’intégration de la planification familiale dans les programmes de vaccination donnerait l’occasion d’atteindre les femmes qui n’ont pas adopté de méthode en début de période postpartum. Les obstacles opposés par les prestataires aux femmes aménorrhéiques doivent être levés. Il serait utile que les hommes participent à la consultation de planification familiale post-partum.

Authors' Affiliations

Clémentine Rossier is assistant professor, Institute of Demographic and Life Course Studies (I-DEMO), University of Geneva, Switzerland, and associate researcher, Institut National d’Etudes Démographique (INED), Paris. Jacqueline Hellen is a master’s student, Department of Global Health Systems and Development, School of Public Health and Tropical Medicine, Tulane University, New Orleans, LA, USA.

Acknowledgment

The authors acknowledge Jocelyne Kyelem, their research assistant, and thank Leigh Senderowicz for her comments and editing. Jane Bertrand of Tulane University School of Public Health and Tropical Medicine and the Bill and Melinda Gates Foundation (grant OPP1017071) provided them with the opportunity to study postpartum family planning in Ouagadougou, and the Swiss National Science Foundation (PP00P1_144717/1) afforded them time to write.
 

Disclaimer
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