Pages 196 - 205

Gender-Based Power and Couples’ HIV Risk In Uttar Pradesh and Uttarakhand, North India

Contexte

L’inégalité des sexes est depuis longtemps reconnue comme alimentant l’épidémie du VIH. Peu d’études ont cependant examiné l’association entre le pouvoir sexiste et le risque de contraction du VIH en Inde, en troisième position sur la liste mondiale d’importance de l’épidémie du VIH.

Méthodes

Les données de population collectées en 2003 auprès de 3 385 couples résidant dans les états d’Uttar Pradesh et de Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, ont servi à examiner les associations entre le pouvoir sexiste (autonomie de la femme et attitudes sexistes du mari) et les indicateurs de risque de contraction du VIH des couples (si le mari avait eu des rapports sexuels antérieurs au mariage avec une personne autre que sa femme actuelle, une sexualité extraconjugale durant les 12 derniers mois ou des symptômes d’IST durant les 12 derniers mois). La modélisation par équations structurelles a permis la création de variables composées des mesures de pouvoir sexiste et le test de leurs associations avec les mesures de risque de contraction du VIH.

Résultats

Vingt-quatre pour cent des maris avaient eu des rapports sexuels antérieurs au mariage; 7%, une activité sexuelle extraconjugale pendant les 12 derniers mois et 6%, des symptômes d’IST durant les 12 derniers mois. Les modèles d’équations structurelles indiquent que les femmes faisant état de niveaux d’autonomie supérieurs sont moins susceptibles que les autres d’avoir un mari ayant eu une activité extraconjugale (association directe) ou des symptômes d’IST (association indirecte) durant les 12 derniers mois. De plus, les maris favorables à des normes de genre moins égalitaires se sont révélés plus susceptibles que les autres d’avoir fait état de rapports sexuels antérieurs au mariage, à leur tour associés à la sexualité extraconjugale et aux symptômes d’IST durant les 12 derniers mois.

Conclusions

Si les associations identifiées dans cette étude reflètent un rapport causal entre le pouvoir sexiste et le comportement à risque VIH, les programmes de prévention du VIH qui abordent avec succès la question des rôles sexuels inégaux pourraient réduire les risques de contraction du VIH dans le nord de l’Inde.

Authors' Affiliations

Alpna Agrawal is a medical student, School of Medicine, University of Texas Health Science Center at Houston, USA. Shelah S. Bloom is research assistant professor, and Siân Curtis is research associate professor, Department of Maternal and Child Health; Chirayath Suchindran is professor, Department of Biostatistics; and Gustavo Angeles is research assistant professor, Department of Maternal and Child Development—all at the University of North Carolina at Chapel Hill, USA.

Acknowledgment

The authors acknowledge support from the National Institute for Child Health and Human Development (grant NIH-NICHD T32-HD07168 to the Carolina Population Center) and the National Institute of Mental Health (grant NIH-NIMH T32MH020031). They thank Kaushalendra K. Singh and staff at Banaras Hindu University, Varanasi, Uttar Pradesh, who headed the data collection team in Uttar Pradesh. The content of this article is the responsibility solely of the authors and does not necessarily represent the official views of the National Institutes of Health.

Author contact: [email protected]

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health