Volume 42, Issue 2
Pages 93 - 101

Levels, Trends and Correlates of Abortion in Tehran, Iran: 2009–2014

Contexte

Il n'existe guère d'information précise et actuelle sur l'incidence de l'avortement en Iran, où la procédure est illégale.

Méthodes

Les données obtenues, respectivement, de 2.934 et 3.012 femmes mariées âgées de 15 à 49 ans dans le cadre des Enquêtes de Téhéran sur la fécondité (TSF) de 2009 et de 2014 ont servi à estimer les niveaux, tendances et autres mesures de l'avortement. Les caractéristiques des avortements pratiqués, des bénéficiaires et des prestataires, ainsi que les tendances relatives à la motivation des femmes, ont également été analysées.

Résultats

Entre 2009 et 2014, la proportion des femmes mariées ayant déclaré s'être jamais fait avorter diminue, de 8,3% à 5,6%. Le taux d'avortement général est également en baisse (de 6,6 à 5,4 avortements pour 1.000 femmes), de même que le taux total (de 0,18 à 0,17 avortements par femme mariée) et que le nombre annuel d'avortements (de 10.656 à 8.734). La proportion des grossesses interrompues demeure cependant stable (8,7–8,8%). En hausse, la proportion d'IVG obtenues pour raisons non médicales passe de 69% à 82%. En 2014, les taux d'avortement sont élevés parmi les femmes davantage instruites, plus riches, employées, migrantes urbaines ou faiblement religieuses, ainsi que parmi celles mères, tout au plus, d'un enfant. Les prestataires les plus courants sont les sages-femmes (40%) et les obstétriciens (32%). Pour la moitié, l'avortement fait suite à un échec du retrait, mais un quart seulement des femmes pratiquant cette méthode ne passent à une méthode contraceptive moderne après l'avortement.

Conclusions

Certains sous-groupes de femmes présentent un risque d'avortement élevé et pourraient bénéficier de mesures aptes à accroître au sein des couples la pratique efficace de la contraception.

Authors' Affiliations

Amir Erfani is professor, Department of Sociology, Nipissing University, North Bay, Ontario, Canada.

Author contact: [email protected]

Acknowledgment

The 2009 and 2014 Tehran Survey of Fertility were supported by the National Population Studies and Comprehensive Management Institute, Iranian Ministry of Science, Research, and Technology; and by Nipissing University. An earlier version of this article was presented at the 2015 Annual Meeting of the Population Association of America

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International Perspectives on Sexual and Reproductive Health