Caractéristiques et tendances de la pratique contraceptive des adolescentes et de son abandon, et comparaisons par rapport aux femmes adultes

Contexte

Les choix génésiques des jeunes femmes et hommes ont un impact énorme sur leur santé, leur scolarité, leurs perspectives d'emploi et leur transition globale vers l'âge adulte. Tandis que la plus vaste cohorte de jeunes de l'histoire accède à sa période de vie génésique, son comportement sexuel déterminera la croissance démographique et l'ampleur de la population mondiale à venir.

Méthodes

Les données d'Enquête démographique et de santé de plus de 40 pays ont servi à l'examen des proportions de femmes de 15 à 19 ans actuellement mariées ou célibataires mais sexuellement actives, de leurs taux d'adoption, de pratique actuelle, d'abandon, de changement de méthode et d'échec de la contraception, des tendances de ces indicateurs et à la comparaison par rapport à leurs aînées.

Résultats

Dans de nombreux pays, la proportion d'adolescentes qui pratiquent la contraception a augmenté considérablement au cours des 20 dernières années. Parmi les adolescentes, la prévalence s'est accrue plus rapidement que parmi les femmes plus âgées. De plus grandes proportions d'adolescentes que de femmes plus âgées ont cependant abandonné une méthode adoptée en l'espace d'un an ou ont connu un échec contraceptif.

Conclusions

La pratique contraceptive des adolescentes est en hausse et, par rapport à celle des adultes, elle se caractérise par de plus brèves périodes d'usage constant avec plus d'échecs contraceptifs et plus d'abandons pour d'autres raisons. La pratique contraceptive durant les années de fécondité devrait s'accroître, alimentée davantage encore par la croissance numérique des jeunes. La demande accrue de produits contraceptifs, de services et d'information mettra vraisemblablement au défi l'état de préparation, la capacité et les ressources des programmes et prestataires de planification familiale existants.

Authors' Affiliations

Ann K. Blanc is director, Maternal Health Task Force, EngenderHealth, New York. Amy O. Tsui is director, Bill and Melinda Gates Institute for Population and Reproductive Health, and Jamie L. Trevitt is a doctoral candidate, both with Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Baltimore, MD, USA. Trevor N. Croft is vice president, Blancroft Research International, Columbia, MD.

Acknowledgment

This study received partial support from the Bill and Melinda Gates Institute for Population and Reproductive Health, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health. The authors appreciate research assistance from Marissa Pine Yeakey.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health

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