Précocité des premiers rapports sexuels et facteurs de risque de contraction du VIH associés chez les jeunes femmes et hommes d’Afrique du Sud

Contexte

Les jeunes d'Afrique du Sud courent un risque élevé de contraction du VIH. Étant donné que les premières expériences sexuelles peuvent influencer le risque d'infection des jeunes, il importe de mieux comprendre les circonstances de l'initiation sexuelle.

Méthodes

Les données d'une enquête nationalement représentative auprès de 7.692 jeunes hommes et femmes de 15 à 24 ans sexuellement actifs en Afrique du Sud ont servi à évaluer les circonstances et caractéristiques des premiers rapports sexuels et du premier partenaire sexuel des répondants. Des analyses de régression de Poisson ont été menées pour identifier les rapports entre ces caractéristiques et les différences d'âge des partenaires, l'initiation sexuelle précoce (avant l'âge de 15 ans), les rapports sexuels forcés avec le premier partenaire et l'omission du préservatif lors des premiers rapports sexuels.

Résultats

Dix-huit pour cent des jeunes hommes et 8% des jeunes femmes ont fait état d'une initiation sexuelle précoce. L'initiation précoce est apparue associée au fait d'avoir un ou une partenaire plus âgé/e pour les jeunes femmes comme pour les jeunes hommes (rapport de prévalence ajusté de 1,1 par année) et aux rapports forcés pour les jeunes femmes (2,5). L'omission du préservatif lors des premiers rapports sexuels est associée à l'initiation sexuelle précoce (1,5) et aux rapports forcés (1,6) chez les jeunes hommes. Côté féminin, la probabilité d'omission est élevée parmi les répondantes qui avaient connu une initiation sexuelle précoce mais sans rapports forcés (1,3) et parmi celles qui avaient à la fois connu une initiation plus tardive et des rapports forcés (1,4).

Conclusions

L'initiation sexuelle précoce est associée à des facteurs susceptibles d'accroître le risque pour une jeune personne de contracter le VIH, comme les rapports sexuels forcés et le fait d'avoir des partenaires plus âgés. Les efforts d'intervention doivent encourager les jeunes à différer leur initiation sexuelle et promouvoir les stratégies aptes à réduire le risque de la première expérience sexuelle.

Authors' Affiliations

Audrey Pettifor is assistant professor, Katie O'Brien is a graduate student and William C. Miller is associate professor—all at the Department of Epidemiology, School of Public Health, University of North Carolina, Chapel Hill, NC, USA. Catherine MacPhail is senior researcher, and Helen Rees is professor and executive director, both at the Reproductive Health and HIV Research Unit, University of the Witwatersrand, Johannesburg, South Africa.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health

Support Our Work

Your support enables the Guttmacher Institute to advance sexual and reproductive health and rights in the United States and globally through our interrelated program of high-quality research, evidence-based advocacy and strategic communications.