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Pages 114 - 124

Induced Abortion in Colombia: New Estimates and Change Between 1989 and 2008

Contexte

Bien que l'avortement ait été légalisé dans certaines circonstances en Colombie en 2006, aucune étude nationale n'a cherché à déterminer si l'incidence de la procédure a changé depuis sa dernière estimation en 1989.

Méthodes

Les données relatives au nombre de femmes traitées pour complications après avortement proviennent d'une enquête nationalement représentative menée dans 300 établissements de santé publics et privés. Les estimations concernant la probabilité de complications et traitement en établissement des femmes ayant subi un avortement sont issues d'une enquête menée auprès de 102 professionnels informés sur la question. Les techniques d'estimation indirectes ont servi à calculer les mesures d'avortement nationales et régionales pour 2008, par rapport aux estimations publiées de 1989. Les nombres et les taux de grossesse non planifiée ont également été calculés.

Résultats

En 2008, le nombre de femmes traitées dans les établissements de santé publics et privés pour cause de complications d'IVG est estimé à 93.300. Le nombre d'IVG pratiquées est estimé à 400.400, soit un taux de 39 pour 1.000 femmes âgées de 15 à 44 ans, en légère hausse par rapport à 1989 (36 pour 1.000). Les taux varient largement suivant les régions, de 66 (Bogota) à 18 (Oriental). Malgré la nouvelle loi sur l'avortement, 322 IVG légales seulement ont été pratiquées en 2008. Entre 1989 et 2008, la proportion des grossesses interrompues volontairement est passée de 22% à 29%, tandis que celle des grossesses non planifiées passait de 52% à 67%.

Conclusion

Une amélioration des prestations et de l'accès à la contraception et à l'avortement légal est nécessaire si l'on veut répondre à la demande accrue, parmi les femmes et les couples, de prévention des grossesses non planifiées et de l'avortement non médicalisé.

Authors' Affiliations

Elena Prada is an independent consultant based in Bogotá, Colombia. Ann Biddlecom, who was senior research associate at the Guttmacher Institute, New York, when most of the work for this article was completed, is chief, Fertility and Family Planning Section, Population Division, United Nations, New York. Susheela Singh is vice president for research, Guttmacher Institute.

Acknowledgment

This research was supported by the Dutch Ministry of Foreign Affairs. The authors are grateful to Fernanda Abella, Akinrinola Bankole, Lisa Remez, Gustavo Suarez and Cristina Villarreal for their input at various stages of the study. The authors also thank the eight members of the fieldwork team, for their invaluable contribution to carrying out the surveys; the 16 members of the project advisory committee in Colombia, who provided input on the study design and feedback on preliminary findings; and Suzette Audam, for her contributions to data management and processing. The views expressed herein are those of the authors and do not necessarily reflect the views of the United Nations.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health