Pages 185 - 194

Comprendre la qualité de la relation des couples et la pratique contraceptive à Kumasi, au Ghana

Méthodes

La connaissance, les attitudes et les pratiques relatives à l’usage de la contraception sont abondamment documentées. Les aspects affectifs des relations susceptibles d’influencer la décision en matière de procréation sont cependant souvent omis.

Méthodes

Les données de l’enquête 2010 sur la santé et la richesse des familles ont servi à la réalisation d’analyses de régression logistique bivariées et multinomiales, afin d’identifier les associations entre la qualité de la relation et la pratique contraceptive courante de 698 couples mariés ou en concubinage à Kumasi (Ghana). Les indicateurs de qualité de la relation se mesurent sur quatre échelles — engagement, confiance, communication constructive et communication destructive —, avec aussi une question de satisfaction au sein de la relation. La pratique contraceptive courante est répartie en trois catégories: aucune, méthode discrète (injectable, pilule, stérilet, implant et diaphragme) et méthode évidente (abstinence périodique, retrait, préservatif et spermicide).

Résultats

La pratique contraceptive globale s’est révélée faible — avec 22% de femmes déclarant ne pratiquer aucune méthode au moment de l’enquête. En général, les répondants font état de hauts niveaux de qualité de la relation. Les cotes de satisfaction des femmes au sein de la relation présentent une association positive avec la pratique des méthodes évidentes plutôt que l’absence de pratique (rapport de risque relatif, 1,2). Côté masculin, les cotes de confiance sont associées positivement à la pratique des méthodes discrètes plutôt qu’à l‘absence de pratique (1,1) et celles de communication constructive le sont aux deux types de méthodes plutôt qu’à l’absence de pratique (1,1 chacun).

Conclusions

La qualité de la relation des couples semble jouer un rôle important dans leur décision relative à la pratique contraceptive. Il convient d’en tenir compte dans les efforts de conception et de mise en œuvre des programmes et politiques de planification familiale.

Authors' Affiliations

Carie Muntifering Cox is a research scientist, Department of Family Medicine, University of Washington, Seattle, WA, USA. Michelle J. Hindin is associate professor, Department of Population, Family and Reproductive Health, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Baltimore, MD, USA. Easmon Otupiri is senior lecturer, Department of Community Health, and Roderick E. Larsen-Reindorf is lecturer, Department of Obstetrics and Gynecology—both at the School of Medical Sciences, Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Kumasi, Ghana.

Disclaimer
The views expressed in this publication do not necessarily reflect those of the Guttmacher Institute.

International Perspectives on Sexual and Reproductive Health