Points clés

  • Chaque année, près d’un tiers des grossesses au Burkina ne sont pas planifiées. La grande majorité des grossesses non planifiées y sont voulues plus tard (87%), et une minorité sont arrivées quand la femme n’en désirait plus (13%).
  • Parmi les femmes qui veulent actuellement éviter une grossesse, presque deux tiers, soit n’utilisent aucune méthode de contraception (60%), soit utilisent une méthode traditionnelle relativement inefficace (4%). L’ensemble de ces femmes ont des besoins non satisfaits en matière des méthodes modernes.
  • Le bien-être économique des femmes influe notablement sur l’utilisation contraceptive. Le niveau des besoins non satisfaits est le plus élevé chez les femmes les plus pauvres, et le plus bas chez les femmes les plus riches (88% contre 36%).
  • Satisfaire la moitié des besoins du pays aboutirait à quelques 116 000 grossesses non planifiées de moins chaque année, conduisant à 37 000 avortements provoqués de moins et 400 décès maternels de moins.
  • Investir dans les services de contraception moderne pour satisfaire la moitié des besoins non satisfaits, permettrait de faire une économie annuelle dans les frais médicaux associés à des grossesses non planifiées et leurs conséquences. Comme résultat, le pays peut sauver 18 millions de dollars US (soit 8,6 milliards de francs CFA) chaque année.
  • Elargir les services de contraception confère des avantages substantiels pour les femmes, leurs familles et la société burkinabè. Toutes les parties prenantes, devraient accroître leurs investissements dans les services de contraception moderne.