Points clés

• En 2012, environ 645 millions de femmes dans le monde en développement utilisaient des méthodes modernes – soit 42 millions de plus qu’en 2008. Environ la moitié de cette augmentation était due à la croissance démographique.

• Dans le monde en développement, la proportion de femmes mariées utilisant des contraceptifs modernes s’est à peine modifiée entre 2008 (56 %) et 2012 (57 %).

• Le nombre de femmes ayant un besoin non satisfait de contraception moderne est en 2012 de 222 millions. Ce nombre a légèrement diminué de 2008 à 2012 dans l’ensemble du monde en développement, mais il a augmenté dans certaines régions, ainsi que dans les 69 pays les plus pauvres.

• En 2012, les soins de contraception coûteront 4,0 milliards de dollars dans le monde en développement. Pour répondre entièrement au besoin actuel de méthodes de contraception moderne pour toutes les femmes du monde en développement, il faudrait 8,1 milliards de dollars par an.

• L’utilisation actuelle de contraceptifs préviendra 218 millions de grossesses non désirées dans les pays en développement en 2012, c’est-à-dire du même coup 55 millions de naissances non planifiées, 138 millions d’avortements (dont 40 millions pratiqués dans des conditions dangereuses), 25 millions de fausses couches et 118 000 décès maternels.

• Servir toutes les femmes des pays en développement qui ont actuellement un besoin non satisfait de méthodes modernes préviendrait en outre 54 millions de grossesses non désirées, ce qui représente 21 millions de naissances non planifiées, 26 millions d’avortements (dont 16 millions pratiqués dans des conditions dangereuses) et 7 millions de fausses couches; et préviendrait aussi 79 000 décès maternels et 1,1 million de décès infantiles.

• Il faut se préoccuper en particulier de faire en sorte de répondre aux besoins de contraception de groupes vulnérables tels que les jeunes femmes, les femmes pauvres et les femmes rurales.

• L’amélioration des services destinés aux utilisatrices actuelles et une satisfaction adéquate des besoins de toutes les femmes qui, bien qu’elles en aient actuellement besoin, n’utilisent pas de contraceptifs modernes, exigera un engagement financier accru de la part des gouvernements et autres parties, ainsi que des changements dans un éventail de lois, politiques, facteurs liés à la prestation des services qui entravent l’accès aux services de contraception.